Le maca, un puissant aphrodisiaque ?

Les Incas ont utilisé le maca pendant des millénaires pour ses effets stimulants sur l’activité sexuelle. Depuis peu, la science moderne s’intéresse aussi à ses vertus. Découvrez cette plante adaptogène à la mode.

Il est commun de comparer le maca au ginseng sibérien. Ces deux plantes font en effet preuve de propriétés fortifiantes et tonifiantes similaires. Dans les faits, le maca n’affecte pourtant pas directement les taux d’hormones. Selon l’herboriste Manon Lessard, « ce légume-racine favorise plutôt l’augmentation de la production de sperme ». Il permet également d’amoindrir l’inflammation de la prostate ainsi que les symptômes liés à la ménopause.

Maca
Ce tubercule, qui pousse à plus de 4 000 mètres d’altitude dans certains plateaux sauvages du Pérou, était déjà utilisé par les Incas comme stimulant sexuel. Sa capacité à survivre à des conditions arides lui confère de remarquables vertus. « La consommation de ce type de plantes permet, par exemple, une meilleure adaptation au stress, ainsi qu’un accroissement de la force vitale », explique Manon Lessard.

Bien qu’il ne soit pas un aphrodisiaque à proprement parler, le maca tonifie, ce qui conduit indirectement à l’amélioration de l’activité sexuelle.

Sans être un véritable aphrodisiaque, le maca tonifie l’ensemble de l’organisme. Au fond, il s’agit davantage d’une plante nutritive que stimulante. Cette dernière contient, tout d’abord, beaucoup de calcium et de fer, des minéraux essentiels à la santé qui procurent force et courage. Le maca se compose, ensuite, de substances comme la vitamine C qui renforcent le système immunitaire. Enfin, en plus d’être antibactérien et de favoriser la prévention des maladies dégénératives, il réchauffe le corps et aide à liquéfier le mucus. Tous ces aspects ont une incidence positive sur les surrénales, ces glandes endocrines qui ont pour mission d’aider l’organisme à gérer le stress. « Lorsque les surrénales sont nourries, la force vitale est accrue et le fonctionnement hormonal s’en trouve par défaut amélioré, ajoute l’herboriste. Le maca tonifie, ce qui conduit indirectement à l’amélioration de l’activité sexuelle. »

À consommer naturellement
Si les Péruviens mangent ce tubercule depuis la nuit des temps, la meilleure manière de le consommer est sans doute en poudre ou en capsule. En plus d’incorporer du maca dans votre smoothie du matin, nous vous conseillons de coupler celui-ci avec une tasse d’infusion de framboisier. Ce tonique du système reproducteur est une plante du Québec qui complètera l’effet du maca.
Attention toutefois au type de maca que vous consommez. Manon Lessard souligne l’importance de se méfier de celui cultivé en-dehors de son contexte sauvage, là où il pousse naturellement. « Le maca n’offre pas les mêmes propriétés lorsqu’il croît dans des conditions de culture de masse dépourvues de ses nutriments habituels », avance-t-elle. À titre d’exemple, les terres vierges et arides du Pérou, où il pousse depuis des millénaires, contiennent du sélénium, un minéral rare qui agit, entre autres, contre le cancer de la prostate. Malheureusement, en cherchant à profiter de l’effet de mode qu’il suscite, la plupart des industriels ont tendance à cultiver le maca dans des sols moins riches.

Idéal pour combattre les coups de fatigue et de déprime, notamment, le maca s’emploie quoi qu’il en soit dans la vie de tous les jours et s’adresse à tout le monde. Faites le test.

Entrevue faite par Melanie Paquette-M avec Manon Lessard Herboriste & Naturopathe, www.manonlessard.com